1829 L'AUBERGE DE L'ECU EST A VENDRE



ANNONCE JUDICIAIRE
Vente par adjudication sur licitation, par le ministère de Me Garrier, notaire à Bracieux, successeur de Me Plessis...

DES BIENS DESIGNES CI-APRES :

L’adjudication préparatoire aura lieu le vingt mai mil huit cent vingt-neuf, en l’étude dudit Me Garrier à Bracieux.

Biens situés commune de Bracieux
1°. Une grande auberge où pend pour enseigne l’Ecu, sise au bourg de Bracieux, sur la route dudit lieu à Neuvy, composée de quatre corps de bâtiments, grande cour au milieu, ayant son entrée par une porte cochère, plusieurs chambres à feu aux rez-de-chaussée, premier et second étages, greniers sur lesdits bâtimens, cave dessous, plusieurs écuries, puits à eau, jardin derrière lesdits bâtimens, pouvant contenir douze ares, dans lequel il y a deux petites loges, au nord desdits bâtimens une pièce de pré contenant vingt-cinq ares
2° Une maison sise dans le bourg de Bracieux, composé de quatre chambres à feu, grenier dessus, cellier, cour derrière, autre chambre à feu, grenier dessus ; autre petit bâtiment composé de trois petites écuries, un jardin contenant environ trois ares.
3° Une pièce de tere labourable, sise au climat des Candis, commune de Neuvy, pouvant contenir trois hectares soixante ares, ou six septrées.

Biens commune de Tour
4°. Un jardin à la Croix-Saint-Jacques, contenant environ six boisselées, entouré de haies vives en dépendant
5° Un autre jardin au climat de la Miltière, contenant environ six boisselées,
6° Un jardin au même lieu, contenant environ huit ares ou une boisselée et demi,
7° Un morceau d’héritage, sis climat des Landes, divisé en trois parties, la première contenant environ deux hectares quarante trois ares douze centiares, ou quatre arpens environ de terre labourable. La seconde plantée en vignes, contenant environ un hectare vingt ares, ou deux arpens. La troisième en pré levé, contenant environ quatre-vingt ares quatre-vingt-seize centiares, ou seize boisselées.
[Climat = canton de forêt ou de bois ?]
8° Une pièce de pré au climat des Bourbons ou des Dérompis, contenant environ un hectare vingt ares ou deux arpents.

Closerie des Ogonières
9° Une closerie …

Lesdits biens vendus à la requête du sieur François-Génie LACHAPELLE, marchand et dame Marie-Hélène RAYE, son épouse, demeurant à Bracieux, à cause d’elle, au nom et comme héritière pour un cinquième du feu sieur Louis-Georges RAYE son père, ayant comme avoué constitué sur ladite poursuite de vente, Me François-Urbain DEROUET, avoué licencié, demeurant à Blois, rue Beauvoir, n° 15.

Contre et en présence 
1° de dame Marie-Thérèse MOREAU, aubergiste, demeurant à Bracieux, veuve dudit sieur Louis-George RAYE, tant en son nom comme commune en biens avec son défunt mari, que comme tutrice légale de demoiselle Adélaïde-Henriette, Joséphine, Elisabeth et Louis-Eugène RAYE, ses quatre enfants mineurs issus de son mariage avec sondit défunt mari, héritiers sous bénéfice d’inventaire de ce dernier, chacun pour un cinquième ;
2° Du sieur Nicolas RAYE, traiteur, demeurant à Blois, au nom et comme subrogé tuteu desdits mineurs Rayé, héritiers pour chacun un cinquième de leur père, sous bénéfice d’inventaire, tous deux colicitants, ayant pour avoué Me BODIN, demeurant à Blois, rue Beauvoir.

En vertu d’un jugement rendu par le Tribunal civil de Blois, le vingt mars mil huit cent vingt neuf, enregistré.

S’adresser pour avoir des renseignements et prendre communication du cahier des charges :
1° Audit Me Derouet, avoué poursuivant, demeurant à Blois, rue Beauvoir, n°15,
2° A Me Bodin, avoué colicitant,
3° A Bracieux, à Me Garrier, notaire instrumentaire,
4° Aux sieur et dame Lachapelle,
5° A la dame veuve Rayé
6° Audit sieur Nicolas Rayé, subrogé tuteur,
7° Et à M. Verger, huissier royal à Bracieux


Source : JOURNAL DU LOIRET, n° 36, dimanche 3 mai 1829

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